La danse de Damiano Foà et Laura Simi

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Jumelages-éducation artistique et culturelle en milieu scolaire

2025-2026

mercredi 1er octobre 2025, par Damiano

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L’action consiste en une série d’ateliers mêlant comme discipline principale la danse, à laquelle s’ajoutent le dessin et la musique. Cette série d’ateliers est destinée à deux classes de 5ème du collège Mirbeau, à Trévières. Les ateliers seront, dans un premier temps, donnés par Damiano Foà (danseur chorégraphe) en vue d’initier les élèves au mouvement, il sera par la suite accompagné de Antoine Blandin (dessinateur) et Perig Villerbu (artiste sonore). Ces ateliers s’inscrivent dans le cadre de la création Graphique, une pièce mêlant danse et arts visuels, à la fois destinée aux jeunes publics et se fabriquant avec eux.

Les ateliers seront menés sur une période resserrée pour immerger les élèves dans les disciplines rencontrées mais aussi partager et construire avec eux le processus de création artistique engagée.

Mêlant à la fois danse, dessin et son, Graphique est une exploration de nos imaginaires.
L’espace investi se constitue autour d’une absence de forme et de matière, ne laissant à voir que la relation entre le corps et son environnement. Aux côtés du dessinateur Calvin Antoine Blandin (CAB) et de l’artiste sonore Perig Villerbu, le danseur et chorégraphe Damiano Foà entend ainsi déplier une scène dans laquelle l’histoire n’est pas figée par avance. Corps et espace deviennent ici surfaces, pages blanches, sur lesquelles tout reste encore possible. Au milieu d’un espace vide, un corps danse, bouge, court. Sur lui et tout autour, lignes et courbes se tracent à mesure de ses mouvements : des motifs s’esquissent et disparaissent via un dessin réalisé en direct par CAB et rétroprojeté sur la scène. Le dessin suit et contourne le corps du danseur, s’en détache, l’isole de l’ensemble, entame un dialogue. Lignes du corps en mouvement et du dessin se rencontrent pour composer une série de paysages évanescents au milieu d’un dialogue sans paroles. L’important étant moins ce qui est montré que ce qui est vu et imaginé par les personnes en train de regarder.
L’imaginaire est convoqué à la fois comme un refuge et une échappatoire, comme un abri, une ouverture, sans cesse renouvelée et réactivée par tout ce qui nous entoure. Par tout ce que nous vivons.

Le travail de Damiano Foà, tout en s’inscrivant dans le champ de la danse contemporaine, se construit selon une démarche résolument interdisciplinaire. Si le corps en mouvement est au centre de la création, les médiums avec lesquels tisser le fil des histoires à raconter sont quant à eux multiples. Ce croisement de disciplines, ici entre la danse, le son (synthèse modulaire) et les arts visuels (dessin réalisé en direct) vient ouvrir un dialogue que la pièce voudrait prolonger en direction des publics.

Damiano Foà et son équipe initient une recherche sur l’abstraction et l’imaginaire. Celle-ci s’articule autour de deux axes : L’abstraction est investie par et dans la rencontre entre les disciplines esthétiques choisies. L’imaginaire est quant à lui convoqué via le partage du dispositif avec des jeunes publics, ici deux classes de 5ème du collège Octave Mirbeau, à qui le processus de création sera partagé avec l’idée de pouvoir les impliquer à l’intérieur de celui-ci.

Un projet d’édition voudrait s’ajouter à ce processus d’exploration. A la fois recueil, trace, archive des protocoles traversés, mais aussi des imaginaires récoltés au gré des ateliers avec les jeunes publics.

DE L’ABSTRACTION…

Il est question d’interroger : À quoi peut ressembler une partition de danse posée sur les arts visuels ? Qu’est-ce que danser une couleur ? Quelle est la couleur du son ? Comment faire collectif à l’instant présent sans se confondre ? Cet axe de la recherche se concentre sur la possibilité de se défaire de la forme narrative par le biais d’un travail sur l’abstraction, que celle-ci soit expérimentée d’un point de vue dansé, dessiné ou bien sonore. Se défaire de la mélodie, de la représentation, de la chorégraphie…
Graphique se déploie au travers d’une série de “tableaux” déployant chacun un univers. Chacun d’eux est organisé selon une alliance spécifique des trois disciplines entre elles. Pour chacun d’eux, il est donc question de définir non pas une écriture, mais des protocoles de rencontres, pour qu’à partir d’un même cadre, une multitude de possibilités puisse advenir.

A L’IMAGINATION.

Le dispositif technique au cœur de la pièce, léger, permet une grande mobilité d’espace et de jeu. Le désir porté par cette création est de proposer des ateliers alliant danse et dessin ou danse et son, pour donner à expérimenter sensiblement cette question de l’interdisciplinarité. A partir d’expérimentations dansées, dessinées mais aussi jouées en classe, il est question de réaliser des récoltes d’imaginaires, pour nourrir la danse avec les récits récoltés et réciproquement, faire danser l’imagination à partir de ce qui sera rencontré au cours des échanges.